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RENAULT ALGÉRIE PRODUCTION :Près de 500 salariés licenciés

Les employés n’ont eu d’autre choix que d’accepter l’accord conclu  entre la direction de RAP et leurs représentants syndicaux.

Du  nouveau  dans  le  dossier  Renault  Algérie  Production  d’Oued  Tlélat. Après plusieurs mois d’inactivité  et  d’incertitudes autour du sort de l’usine et ses 1 200 travailleurs, la direction du constructeur  a  décidé, d’un commun accord avec le syndicat de l’entreprise affilié à l’UGTA, de mettre en application un plan social qui prévoit le licenciement  économique  de 476 travailleurs, 200 contractuels dont les  contrats  sont  arrivés  à  terme  et le  maintien de 500 salariés en chômage technique. 

Dans le  détail, les  travailleurs  licenciés  ouvrent  droit  à  une  indemnité de départ de trois mois de salaire par an pour les opérateurs et un mois et demi par an pour les managers, et devaient  prendre  attache avec leur désormais ancienne direction dès ce 22 novembre pour signer le relevé de leurs indemnités de départ.

Les 500 salariés maintenus en chômage technique percevront 70% du salaire jusqu’à  la  fin  de  l’année  2020  en  attendant  la  reprise — ou non — de la production de véhicules prévue pour janvier 2021.

Cette relance  demeure  tributaire  de  l’approbation  du  nouveau  cahier des charges, alors qu’il ne reste à l’usine que 6 000 kits à monter, soit trois mois de production assurée.

Il  faut  souligner  que  parmi  les  500  employés  maintenus  en  chômage technique, un groupe de cadres travaille à la préparation du redémarrage de l’activité de l’usine avec application du protocole sanitaire imposé par les autorités compétentes.

Forcément abattus par ces mauvaises nouvelles, les salariés n’ont eu d’autre choix que d’accepter l’accord conclu entre la direction de RAP et leurs représentants syndicaux, dans la mesure où il s’agit de décisions palpables qui mettent fin à l’incertitude et à la tension qui polluaient l’atmosphère depuis plusieurs mois, notamment avec les rumeurs qui, épisodiquement, annonçaient la reprise prochaine du travail ou, au contraire, la cessation d’activité d’une usine qui avait réussi à absorber une partie du chômage de la région.  

Ces nouvelles mesures interviennent deux mois après que des centaines de travailleurs  ont  organisé  un  rassemblement  à  l’intérieur  de  l’usine pour dénoncer le licenciement de plus de 180 contractuels.

Et tenter de contraindre l’administration à revoir cette mesure prise sans concertation avec le partenaire social et examiner l’avenir des 1 200 salariés de l’usine.

Au  début  de l’année, en accord  avec le  partenaire social, RAP Oued Tlélat avait décidé de mettre ses travailleurs au chômage technique pour une durée de trois mois durant lesquels ils ont perçu 100% du salaire de base le premier mois, 90% le deuxième et 80% le dernier mois.

La situation s’étant aggravée avec l’impact de la pandémie de Covid-19 et la suspension de l’importation des kits CKD/SKD, la mesure a été reconduite dès mai pour trois mois supplémentaires à un taux, cette fois-là, de 70% du salaire de base.

Malgré ces mesures, la population continue de vivre dans l’espoir de la fin de la pandémie et la relance de RAP qui a permis la création de 2 000 emplois directs et indirects, et le renforcement de l’industrie automobile pour ouvrir de nouvelles  perspectives  à  une région  plombée par un chômage endémique.

In : Liberté

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Nadir Kerri

Journaliste spécialisé dans l'automobile et Directeur de la Rédaction de autojazair.com

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