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Fédération des chauffeurs de taxi : Appel à la révision des modalités d’octroi de la licence d’exploitation

Le président de la Fédération nationale des chauffeurs de taxi, Mohamed Benzineb, appelle à l’ouverture du dialogue avec la tutelle, notamment avec les directeurs des transports de wilaya afin d’examiner et débattre des préoccupations et contraintes auxquelles fait face la corporation.

Le président de la Fédération nationale des chauffeurs de taxi, Mohamed Benzineb, appelle à l’ouverture du dialogue avec la tutelle, notamment avec les directeurs des transports de wilaya afin d’examiner et débattre des préoccupations et contraintes auxquelles fait face la corporation.
Mohamed Benzineb juge nécessaire de restructurer le secteur des transports dans son ensemble et plaide pour l’ouverture d’un dialogue constructif entre les représentants des transporteurs et les autorités compétentes, avec la participation des services de sécurité, afin de transmettre les préoccupations des chauffeurs de taxi au Premier ministre. «En tant que représentant légitime et agréé des chauffeurs de taxi à travers le pays, nous avons le droit de participer à la recherche de solutions appropriées aux problèmes rencontrés par les professionnels qui ont été aggravés par la crise sanitaire durant ces derniers mois», souligne-t-il. Parmi les problèmes soulevés, il citera celui de la licence d’exploitation, en particulier dans les grandes villes, ainsi que le problème des impôts, du double emploi ou encore celui de la retraite.
Le président de la Fédération nationale des chauffeurs de taxi regrette toutefois l’existence d’au moins 100.000 chauffeurs de taxi exerçant illégalement et souligne l’impératif de mieux organiser cette activité par l’application de la loi. De son côté, Sid- Ali Aït El-Hocine, membre de la Coordination des chauffeurs de taxi d’Alger, affiliée à l’UGTA, explique que les chauffeurs de taxi rencontrent d’énormes problèmes pour obtenir la licence d’exploitation, le précieux sésame devant leur permettre d’exercer leur activité de manière légale. «Un grand nombre de chauffeurs de taxis sont dans l’impossibilité d’exercer leur activité en raison du retrait de leur licence suite au décès de leur propriétaire ou de l’incapacité de certains d’entre eux à payer, car le propriétaire demande généralement une avance d’un an sur le prix de location de la licence», déplore-t-il. Il ajoute que ce problème se pose fortement dans les grandes villes comme Alger où la location oscille entre 4.000 DA et 6.000 DA/mois, alors que dans d’autres wilayas elle ne dépasse pas les 1.000 DA.
Aït El Hocine souligne, à ce propos, que les revendications des chauffeurs de taxi comprennent en premier lieu la révision du décret exécutif définissant les modalités d’octroi de cette licence à même de permettre la conclusion d’un contrat garantissant le droit de chaque partie, qu’elle soit propriétaire ou locataire. «Les taxieurs réclament également l’unification du prix de location de la licence d’exploitation et de ne pas limiter son utilisation à la wilaya de résidence du propriétaire et des ayants droit étant donné qu’il y a des wilayas où la demande est forte», note-t-il.

El Moudjahid

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Nadir Kerri

Journaliste spécialisé dans l'automobile et Directeur de la Rédaction de autojazair.com

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