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Auto-écoles : Plaidoyer pour un allègement des mesures préventives

Impactés par les retombées de la crise sanitaire, les affiliés à l’Organisation nationale des auto-écoles (ONAE) commencent à s’impatienter pour la reprise de leur activité. «Nous avons baissé rideau depuis le début de mois de mars dernier.

Les autorités ont autorisé la reprise de certaines activités,  malheureusement, nous ne sommes pas concernés et aucune date n’a été avancée», déplore Rezoug Mohamed, membre de l’Organisation et chef de bureau local de la wilaya de Saïda.Contacté par nos soins, il explique que la corporation traverse une situation difficile et se retrouve paralysée depuis le début de la crise sanitaire. «Nous comptons au moins 8.000 gérants, outre le personnel, dont les moniteurs, les formateurs et autres employés qui se retrouvent au chômage forcé», a-t-il regretté.Les gérants des auto-écoles plaident de ce fait pour l’allègement des dispositions et des mesures de confinement et souhaitent la reprise de leur activité, à l’instar des autres secteurs d’activités (commerce, services… ). «Il est aberrant que nous ne soyons pas autorisés à reprendre notre travail, alors que la situation est plus ou moins maîtrisée», a-t-il estimé.Le chef de bureau de la wilaya de Saïda fait savoir que l’organisation a adressé une correspondance au président de la République et aux différents ministères, dont celui des Travaux publics et des Transports, dans laquelle elle tire la sonnette d’alarme sur la situation sociale des gérants des auto-écoles. «Malheureusement, nous n’avons reçu aucune réponse», a-t-il noté, indiquant que les auto-écoles sont dans l’incapacité de faire face au règlement des charges et des impôts, eu égard à la régression de l’activité et à la situation financière critique des gérants.L’ONAE demande aux autorités d’établir un protocole sanitaire pour la reprise des activités de formation et d’envisager la possibilité d’annuler les charges ou de fixer un calendrier à long terme pour que les gérants puissent honorer les engagements dans l’objectif de trouver des solutions à la situation que traversent les auto-écoles. «L’ONAE a formulé une série de propositions pour améliorer l’activité des auto-écoles, parmi lesquelles figure la révision du cahier des charges en vue notamment de fixer un tarif unique pour l’obtention du permis de conduire de différentes catégories. Cela permettrait de mettre sur un pied d’égalité toutes les auto-écoles, d’éviter les augmentations des prix et surtout de mettre un terme à la concurrence déloyale», a expliqué Rezoug, qui admet que son organisation conteste le contenu du cahier des charges proposé par la tutelle, en déclarant qu’il risque de freiner l’activité et d’engendrer la disparition de plusieurs auto-écoles. Il s’exprime aussi sur l’obligation faite aux auto-écoles d’acquérir des véhicules neufs. «Le cahier des charges stipule que le véhicule doit être de moins de cinq ans. L’ONAE ne voit pas l’utilité de cette exigence du fait que tous les véhicules des auto-écoles sont soumis au contrôle technique tous les six mois», a estimé le membre de l’Organisation nationale des auto-écoles.

in: El Moudjahid

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Nadir Kerri

Journaliste spécialisé dans l'automobile et Directeur de la Rédaction de autojazair.com

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